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Berlioz Te Deum [1986-11-11]

Subject:
Berlioz: Te Deum; Overture Carnaval Romain; Parry: I was glad.
Classification:
Sub-classification:
Sub-folder:
Location:
Year:
1986
Date:
November 11th, 1986
Text content:

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Photo : Ph. MARTIN-MAYEUR

Association

«MUSICA OPERA SACRA»
(régime de la loi du Ter Juillet 1901)

direction artistique : Jean-Pierre LORE

assistante de production : Marine REBOUL-H-BERLIOZ
trésoriéere : Rita VALENZA
régie : Maurice MEROT

assistance-technique : Philippe DI MARCO

Les grands concerts de Saint-Roch
sont organisés

avec le concours de la BRED, LA BANQUE DE VOTRE VIE.

Les
rancls

gflcgt‘ts

och

LUNDI 10 ET MARDI 11 NOVEMBRE 1985

en l'église St ROCH — 296 rue St Honoré 75001 — PARIS

ERLIOZ
TE DEUM

ouverture : «<CARNAVAL ROMAIN>»
PARRY : | WAS GLAD

(CH)RISTOPHER GILLETT
ténor,

THOMAS TRDT'(TER

orgue)

LES PETITS CHANTEURS DE CHAILLOT, DE

SAINTE MARIE D'ANTONY & SAINT CHRISTOPHE
CHOEUR DE L'UNIVERSITE DE WARWICK
CHOEUR PHILHARMONIQUE DE GUILDFORD
~

ORCHESTRE SYMPHONIQUE

DE L'UNIVERSITE DE WARWICK (caanoe srerache
~direction : SIMON HALSEY
400 EXECUTANTS

HECTOR BERLIOZ, (1803-1869)
TE DEUM, op. 22

V=SNR
-

-

Te Deum (Hymne) - Allegro moderato
Tibi ommes (Hymne) - Andantino

Dignare (Priére) - Moderato quasi andantino
Christe, rex glorize (Hymne) - Allegro non troppo
Te ergo quiesumus (Priere) - Andantino quasi adagio
Judex crederis (Hymne

et priére) - Allegretto un poco maestoso

F aisant suite au Requiem ( 1837)

et a la Symphonie funébre et triom

phale (1840) le Te Deum

est la plus élaborée des grandes ceuvr

es « architecturales » de Berlioz. 1l

fut achevé en 1849,
anciennes; il constitue probablement
I’aboutissement
d’une intention de longue date d’écr
ire un morceau militariste |a gloire
de
Napol
éon. Berlioz y
songea au

mais les origines en sont bien plus

début des années 1830 et la conce
ption en fut arrétée avec suffi
samment de précision
pour que Berlioz pat I'annoncer
, dans un catalogue daté de 1846,
comme un “ouvrage inédit”
pour “deux cheeu

rs et grand orchestre”. Il fut prét
largement a temps pour

le Second Empire,
mais “Napoléon le petit” ignora de
maniére conséquente le plus grand
compositeur de son

royaume et

le

Te Deum

passa

couronnement du souverain.

2 coté

de

I’occasion

idéale d’étre joué,

a savoir le propre

Il dut attendre 1855 pour conna
itre une premi

ére exécution et ce fut

la seule qu’il fiit donné a Berlioz d’ent
endre. Elle eut lieu en I'Eglise Saint-Eust
ache 2 Paris mais
dans des circonstances beaucoup plus
prosaiques : I'ouverture de I’Expositi
on de I'Industrie.
L’orgue joue un réle remarquabl
ement indépendant, doublant rarem
ent 'orchestre mais

€ngageant avec lui un dialo

gue et, selon I'expression de

musicale dans le silence des autres

Berlioz, “prononcant une sorte

exécutants, placés a ’extrémité oppos

de morale

ée de I’église”.

Avant 1855, Berlioz avait ajouté
un troisiéme cheeur, qu’il désirait
de préférence formeé
d’enfants. L’idée lui en était venue en
entendant quelques années auparavant
, en 1851, 6 300
“Charity children” 2 la cathédrale Saint
-Paul de Londres et aussi par la Passi
on selon SainsMarthieu

de Bach dont le choral du premi
er mouvement suggére un troisiéme
cheur pour la
grandiose progression de la mélod
ie quasi grégorienne qui le ponct
ue.

La création du Te Dewm, qui rassembla

gros déficit financier. Berlioz rappo

950 exécutants, fut un immense succe

s et se solda par un

rta a Liszt dans le style hyperboliq

fut “colossal, babylonien, niniv

ue qu’il affectionnait que ce

ite”.

A Torigine, il y avait deux mouvemen

ts instrumentaux que Berlioz retira

au “Dignare Domine” et la “Marc

crederis”; celle-ci convient en effet

d’une ceuvre concue dans I'esprit

he pour la présentation des drape

avant 1855 : le Prélude

aux” qui suivait le “Judex

bien mieux la pompe militaire qu’a
une exécution moderne
de I’oratorio.

Dans les six mouvements choraux prése
ntés sur ce disque, Berlioz atteint une
étonnante variété
de formes et de textures. Plutot que
de mettre tel quel en musique le texte
liturgique, il en choisit
les versets correspondant le mieux a
sa conception d’“hymnes” puissants
et de “priéres” de ton
plus retenu (on ne saurait dire intimes),
le dernier mouvement mélant ces deux
caractéres.

Le n° 1, “Te Deum laudamus”, allie ’écrit

ure fuguée vigoureuse et séveére, le plain-

moments dans lesquels la grand
moments engendre une surpr

eur de la Divinité frappe la musiq

enante modulation menant au

interludes qui suivent donnent une atmos

chant, a des

ue de terreur. Le dernier de ces

n° 2, auquel le prélude d’orgue

pheére de rituel solennel. “Tibi omne

et les

s angeli” répéte une
mélodie avec une série de fasci
nantes variations harmoniques; par
trois fois, la musique
s'amplifie dans le rayonnant “Sanc
tus”. Le n° 3, “Dignare”, est basé
sur une série de pédales
ascendantes et descendantes et sembl

e par cette invention technique s’évad

er du temps normal.
Le n° 4, “Tu Christe”, constitue un vif
contraste, dans une succession de textur
es véritablement
haendelienne, tandis que le n° 5, “Te
ergo quaesumus”, évoque un air de ténor.
Il est ponctué
avec une monotonie
de choral (“Fiat super nos”),
et est appuyé par les cuivre
s assourdis; la

conclusion, étouffée, place la mélod

ie 2 la basse. “Judex crederis” est sirem
ent le mouvement le
plus colossal qu’ait écrit Berlioz, une
fugue par entrées successives, s’élev
ant d’un demi-ton,
ambigué de tonalité, magnifiquement
développée, et alternant avec une tendr
e pricre (“Salvum
fac populumTM) qui s’installe dans un
impressionnant ostinato. La vision du
Jugement dernier
semble plus terrible a chaque reprise
mais, finalement, la confiance en la rédem
ption est rétablie
et le mouvement s’achéve dans un
flamboiement de lumiére.

LE CARNAVAL ROMAIN,

ouverTure (1844)

HECTOR BERLIOZ

Le "CARNAVAL ROMAIN" est une seconde ouverture
composé€e pour '"'BENVENUTO CELLINI", en
1844 (six ans aprés la premiére représentati
on de 1'opéra qui d'ailleurs essuya un

€chec total). Faut-il voir dans cette partition un
reflet des rancoeurs que BERLIOZ

rapporta de Rome,

de ces "jours gras...de boue,

de fard,

de blanc,

de lie de vin,

de

voyez venir la foule joyeuse, bariolée,
sa farandole, les masques et les lampions
que saluent des cuivres &clatants , tonitr
uants, plus brillants encore peut-étre
que ceux d'un Wagner ! Un nouveau relen
t de tristesse, puis 1'éblouissante
coda,

que

sales quolibets, de grossiéres injures,de moucha
rds ivres, de masques ignobles..''.
Aprés un appel joyeux - une "invitation 3 la féte"
-, toute la premiere partie du
"CARNAVAL ROMAIN'' fait entendre un long théme mélanco
lique: BERLIOZ, désenchanté,
assiste au défilé et ne s'y méle point . Puis
s'affirme la peinture ""objective' :

ne réussit pas 3 assombrir un rappel,

aux basses, du théme de la mélancolie.
Rostilav HOFFMANN.

I WAS GLAD WHEN THEY SAID UNTO ME

C. HUBERT H, PARRY

(1848- 1918)
Arrangement pour double choeur de cing
couplets du Psaume 122, chanté lors des
quatre
couronneme
nts

a

1'Abbaye
de Westminster au 20e

Siécle,

ceux d'Edouard VII

(1902)

, de
George V (1911), George VI (1937) et Elisa
beth II (1953).
Cet arrangement fut composé comme musique
processionnelle pour 1'entrée du Souverain
dans 1'Abbaye.

I was glad when they said unto me,
= .

We will go into the house of the Lord.
.
Our feet shall stand in thy gates, O
Jerusalem.
Jerusalem s builded as a etty,
that is
at unity in itself.
0 pray

They

for the veace of Jerusalem,

J'états heureuxr
quand ils m'ont dit:
DNous irons dans la maison du Setgn
eur.
Nos pieds sz reposeront 4 tes portes,o
J.
Jérusalem 28t construite commz une
ville,
Qui est en harmonie avec elle-méme.

0 priez powr la paiz de Jérusalem,

shall prosper that love thee.
Peace De within thy walls,
And plenteousness within thy palaces.

Tous ceux cut t'aiment prospéreront.
La Pgiz so7T Zans tes murs,
Et 1l'abondance dans tes palais.

L'introduction orchestrale "maestoso" allie
1la splendeur sé€culaire 3 la solemnité sacré
e
de facon merveilleuse avant la délivrance
du "I was Glad" par les choeurs, dans un
majestueux unisson. La nature pompeuse
et grandiose du contrepoint de PARRY,
comme le

prouve le "Blest Pair of Sirens",

réapparait 3 1'instant ot les

pour proclamer la construction
de Jérusalem

»

passage qui

choeurs se divisent

s'€léve dans

une formidable
apoth€ose. I1 s'ensuit une douce et
ardente priére
3 la paix, chantée par wn demi-choeu
r;
un des premiers morceaux de musique
anglaise qui refldte 1'influence d'Elg
ar
dans
1'utilisation de maitre d'un demichoeur, dans les moments mystiques
de '"Dream
of Geronttius'(1900). Le rythme fondamenta
l devient celui d'une marche
, 3 laquelle se joint
le

choeur, pour mener 1'anthéme 3 une fin pleine
de dignité et de joie.

- CHEF D'ORCHESTRE -

1 SITON HALSEY

23 Syvon HALSEY A FAIT SES ETUDES COMME CHORISTE AU KING'S COLLEGE DE CAMBRIDGE, AVANT

4 D'ENTRER AU ROYAL COLLEGE OF MJSIC, COMVE ELEVE-CHEF D'ORCHESTRE. ALORS QU'IL ETAIT
ENCORE ETUDIANT, ON LUI DEMANDA DE DEVENIR LE CHEF D'ORCHESTRE DU ”ngTTISH OPERA GO
ROUND". SA NOMINATION SUIVIT, A L'AGE DE 22 ANS, CoMME DIRECTEUR DE Musiaque A L'Uni!

VERSITE DE WARW]JCK.,

NON SEULEMENT IL ASSURE LA DIRECTION DE TOUS LES CHOEURS ET

NRCHESTRES DE L' UNIVERSITE MAIS AUSSI LA DIRECTION ARTISTIQUE DU CENTRE ARTISTINUE
INIVERSITAIRE, TOUT EN ETANT MAITRE-ASSISTANT DE MUSIQUE.
EN TANT QUE CHEF DE CHOEUR DE LA CHORALE ET D'ORCHESTRE DE CELUI SYMPHONIQUE DE LA
VILLE DE BIRMINGHAM, SIMON HALSEY A PREPARE DE NOMBREUX CONCERTS ET ENREGISTREMENTS

&

POUR
LE CHOEUR,

NOTAMMENT CEUX DU “ WAR REQUIEMTM

LJED" DE MAHLER, LA 2°

DE BRITTEN, AJNSI QUE

SYMPHONIE DE MALHER (LA RESURRECTION),

"DAS KLAGENDE

"LE REVE DE GERONTE

D ELGAR, CHEZ EMI, AINSI QU'UN ALBUM DES OEUVRES D'ELGAR ET HOLST, POUR CONIFER

0" IL A DIRIGEES LUI-MEME,

C4risToPHER GILLET FUT CHORISTE AU KING'S C?LLEGE DE CAMBRIDGE, OU IL A OBTENU
UNE LICENCE EN ECONOMIE ET EN MUSICOLOGIE. IL A POURSUIVI SES ETUDES MUSICALES
AU ROYAL COLLEGE OF MUS{C. ET PAR LA SUITE AU NATIONAL OPERA STUDIO, AVEC

L'AIDE D'UNE BOURSE DE LA COMTESSE DE IUNSTER.

IL A COMMENCE SA CARRIERE DANS L'OPERA, ALORS Qu'IL EfiAig SNCORE UNIVERSITAIRE
AVEC LA SOCIETE OPERA DE L UNIVERSITE DE CAMBRIDGE.
/79, IL A CHANTE AU
FESTIVAL D'ALDEBURGH ET DANS LES FESTIVALS DE GREENWICH ET DE WINDSOR EN 1337,
PENDANT L'ANNEE 1981, 1L A cHANTE AU BBC T.v. MASTERCLASS DE GERAIN EVANS.
cN 1982, CHRISTOPHER GILLET A FAIT UNE TOURNEE AVEC “OPERA 80" Ol JL CHANTAIT,
DANS

"DIE FbEDEBNAUS

WELLS OPERA”,

L'ANNEE

igghfi

MARIAGE DE FIGARO,, AINSI QU AVEC [E

A VU SES DEBUTS AU

"ROYAL OPERA , A

"NEW SADLER,
S

"COVENT BARDEN

ST AU FESTIVAL D'ATHENES. IL A RECEMMENT CHANTE POUR KENT OPERA A VIENNE.

THIIS TROTTER

- ORGANISTE _

THXWS TROTTER FUT ELEVE AU ROYAL COLLEGE OF MUSIC DE LONDRES ET FUT ENSUITE ELEVEORGANISTE AU KING'S COLLEGE DE CAMBRIDGE . SES PROFESSEURS FURENT RALPH DOWNES ET

8 GILLIAN WEIR., ET UNE BOURSE DE LA COMTESSE DE MUNSTER LUI PERMIT D'ACCOMPLIR SES
ETUDES AVEC MARIE-CLAIRE ALAIN, A PARIS.IIL A OBTENU PLUSIEURS PRIX DONT LE PREMIER
AU
PrIx BAcH AU CONCOUR? INTERNATIONAL
D'ORGUE DE ST. ALBANS EN 1979, ET PRIX DE
VIRTUOSITE (PARIS, 1981), DEPuis, IL S'EST PRODUIT DANS DES RECITALS DONT CERTAINS

:

RET?QNSMIS A TRAVERS TOUT LE ROYAUME-UNI, ET DANS DES TOURNEES EN EUROPE ET EN

AUSTRALIE,

THOTAS TROTTER EST ACTUELLEMENT ORGANISTE A L’ EGLISE ST.MARGARET DE WESTMINSTER.
En 1983, 1L FUT NOMME SUCCESSEUR DE SIR GEORGE THALBEN-BALL, ORGANISTE DE LA VILLE
DE BIRMINGHAM : LE PLUS JEUNE ORGANISTE QUI AIT JAMAIS ASSURE CE POSTE, [L JOUE

REGULIEREMENT AVEC LORCHESTRE SYMPHONIQUE DE VLA VILLE DE BIRMINGHAM , ET SES
RECITALS HEBDOMADAIRES AU TOWN HALL REMPORTENET UNE ADHESION AMPLE ET ENTHOUSIASTE.

EN SEPTEMBRE DE CETTE ANNEE, IL A DONNE UN CONCERT EN SOLO DE
D' HENRY WoOD AU ROYAL ALBERT HALL DE LONDRES.

LA PROMENADE”

L' EGLISE SAINT-ROCH
L'église Saint-Roch est I'une des plus vastes de Paris puisque, en comptant les chapelles successives ajoutées sur son axe,
elle mesure 125 metres de long, soit cing métres seulement de moins que la cathédrale Notre-Dame. Sa largeur est de 35
métres, sa hauteur sous voite de 18,50 métres. Commencée en 1653 et achevée, avec la Chapelle de la Vierge, les voiites de
I'ensemble et le grand portail, en 1740, elle se présente comme un trés vaste édifice de style classique tardif, décoré avec
une ampleur et une richesse dignes de la paroisse du Palais Royal et de la place Venddme.
Elle abrite en outre un ensemble d’ceuvres d'art, sculptures et peintures, de premiére qualité qui en font un véritable musée de
I"art religieux des XVlle et XVllle siécles, groupant les grands noms d'Anguier, Coysevox, Coustou et Falconet pour les sculpteurs, de Le Sueur, Vignon, Restout, Vien, Doyen et méme Chassériau pour les peintres.
Sur I'emplacement occupé aujourd’hui par I'église Saint-Roch, s’élevait au XVle siécle une grande maison désignée sous le
nom d'Hotel GAILLON et non loin de cette maison, une chapelle dédiée a Sainte Suzanne et appelée communément Chapelle

de GAILLON. Jugée trop petite par la population qui ne cessait d’augmenter, appelée par la résidence royale du Louvre et des
Tuileries, elle est remplacée par un édifice plus vaste en 1587. Mais la seconde église, par ses dimensions et son apparence,
ne contenta pas longtemps les grands personnages venus habiter le nouveau quartier a la mode. C’est au début de mars 1653
que I'assemblée générale des paroissiens décide la construction d’une grande église.
Le 23 mars, Anne dAutriche et Louis XIV, agé alors de 14 ans, venaient poser la premiére pierre.
Les plans de I'édifice furent dressés par Jacques LEMERCIER, I'architecte de la Sorbonne et du Val de Grace. La construction

du cheeur et de la nef, interrompue vers 1660, est reprise
en 1719 grace & I'intervention de LAW, converti au catholicisme. (Il
donna 100.000 livres a la Fabrique a I'occasion de sa premiére communion). Le tout est terminé en 1722.
‘La premiére pierre du portail fut posée le Ter Mars 1736 et I'ouvrage réalisé d'aprés les dessins de Robert de COTTE.

On ajoute :
-

en 1709, la Chapelle de la Vierge sur les plans de Jules HARDOUIN-MANSART, gréce & une loterie accordée par le Roi. Son

collaborateur Pierre BULLET acheva les travaux vers 1710. Cette chapelle sera transformée et embellie par FALCONET qui fit
équipe avec les architectes Charles-Pierre COUSTOU et surtout BOULLEE & la suite d’un concours institué par le conseil de

fabrique en 1753 sous I'impulsion de M. Jean-Baptiste MARDUEL, huitiéme Curé de St Roch, qui dirigera la paroisse de 1749
a 1789.
- en 1717, la Chapelle de la Communion
- en 1754, la Chapelle du Calvaire (transformée en 1849 en Chapelle des Catéchismes).
L'église fut consacrée le dimanche 10 Juillet 1740 par Monseigneur Jean-Joseph LANGUET de GERGY, Archevéque de Sens.

QUELQUES EVENEMENTS
- "Le 2 octobre 1684, Pierre CORNEILLE est inhumé & Saint Roch.
-

Le dimanche 13 avril 1704, & 8 heures du soir le corps de Bossuet est présenté & I'église Saint-Roch. (Ses funérailles

seront celébrées dans la cathédrale de Meaux le 17 avril).

:
- Le 28 septembre 1736, DUGUAY-TROUIN est inhumé au fond de la crypte de la Chapelle de la Sainte-Vierge (retrouvé en
1973).

-

En 1756, Claude BALBASTRE est appelé comme organiste ol il restera jusqu’a la Révolution.
Le Ter Aoiit 1784, enterrement de Diderot, dans la Chapelle de la Vierge.

- Le 13 Vendémiaire de I'an IV (5 octobre 1795) les soldats de la Convention, commandés par Barras et Bonaparte, cannonent les insurgés massés sur les marches de Saint-Roch.
-

Le 10 juillet 1825, Hector BERLIOZ a la téte d'un orchestre de 150 musiciens interpréte sa «Messe», en présence de son
Maitre Jean-Francois LESUEUR.
- 10 Octobre 1837, la dépouille mortelle de Jean-Frangois LESUEUR, Professeur d’Hector BERLIOZ, est présentée a St-Roch.

- Le Samedi 19 Mars 1842, enterrement de Chérubini, la plus belle cérémonie qui eut lieu & Saint-Roch. On interpréte ce jour
la son Requiem a 3 voix d’hommes composé en 1836

- En 1848, pendant le sac des Tuileries, un polytechnicien transporte & St-Roch
le Crucifix de ia Chapelle Royale. (Ce Crucifix
est aujourd’hui a la sacristie).

Depuis sa construction, I'Eglise Saint-Roch a été le théatre de grandes manifestations musicales. Aujourd’hui Paroisse des
Artistes de Paris, elle continue sous I'autorité du Pére Curé Gérard DESEILLIGNY, d’étre un lieu priviligié pour la Musique

Sacrée : Frangoise GANGLOFF-LEVECHIN, Organiste titulaire du grand-orgue CLICQUOT (1755), CAVAILLE-COLL (1842),
assure la programmation musicale de la Messe des Artistes et du cycle d'Orgue ; Loic METROPE, Organiste suppléant anime
les «Heures Musicales» mensuelles ; Jean-Pierre LORE, chef d’orchestre et maitre de cheeur assure la direction artistique des
«Grands Concerts de Saint-Roch» et des «Concerts du Dimanche».

RAI UN BOSEN
i

Le droit Bésendorfer: un piano a queue vertical.

Parfois, on se fait a soiméme cette promesse en
forme de réve d’enfant : un
Jour, j'aurai un... Il en va
ainsi pourles amateurs de
grands pianos lorsque l'on
évoque devant eux le nom
de Bosendorfer...

Bosendorfer
Des pianos qui ont gardé une ame.
ne longue amitié lia Franz Listz et Ignaz Bosendorfer, I’artiste et son facteur de piano. L’'un demandant a I’autre un
instrument toujours plus a méme d’exprimer sa sensibilité et son
génie créateur, une musicalité toujours plus compléte. Cette exigence du musicien devint pour la marque un credo qui ne se
démentit jamais.
'
Couleur, richesse du chant, amplitude de la résonance, attaque
précise, équilibre sont les mots qu’emploient les pianistes pour
parler de leur “Bosen”. “Je suis enthousiasmé par le timbre et
I’agrément du toucher. Bref, je suis heureux” écrit un propriétaire de Bosendorfer.

11 faut encore aujourd’hui 62 semaines pour faire un Bésendorfer. C’est a ce prix que les pianos gardent leur Ame.

ujourd’hui Bosendorfer propose a ses clients un piano droit.
Sa conception (longueur de cordes, table d’harmonie) est
analogue a celle d’un piano a queue. Il est fabriqué dans les
mémes ateliers, avec les mémes matériaux et le méme souci de
perfection que les modéles a
queue de la marque. Les spécialistes ’ont tout simplement qualifié de “piano a queue vertical”
c’est tout dire.

La passion est aussi raison.

Bfisendorfer pourune vie : de
ombreux pianos en “service intensif” depuis des années
chez des professionnels et dans
des conservatoires ont conservé
toutes leurs qualités d’origine.
Bosendorfer restera-t-il pour vous un réve inaccessible? Les 1/4
et1/2 queue ne colitent guére plus qu’une berline de série. Et un

Bosendorfer, c’est un placement... dont la cote “monte”. Décidément, la passion peut avoir les couleurs de laraison. Unjour, j’au-

rai un Bosendorfer... Ce jour n’est peut-étre pas si éloigné.
Bosendorfer en France.
Lafirme a confié sa diffusion en France a quelques maisons dont le
sérieux et la compétence garantissent un service de haute qualité.
Garantie totale 10 ans, pieces et main-d’ceuvre. Financements per-

sonnalisés, avec ou sans apport. Location-bail de 3 a 6 ans.

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Pansiot 14, place des Ducs 21000 Dijon (80) 67.11.95 - Dorlisheim. Pianos Armand Meyer 19, rue de la Division-Leclerc 67120 Dorlisheim (88) 38.21.48 - Grenoble. Blanc-Gonnet
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34000 Montpellier (67) 60.48.73 - Mulhouse. Musique Paul Galland 49, avenue Kennedy 68000 Mulhouse (89) 42.17.14 - Paris. Daniel Magne Centre Musical Bosendorfer
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